Les conditions de formation continue dans les domaines de la santé et du travail social "Parcours de formation et disparités de situations entre femmes et hommes dans les domaines de la santé et du travail social"
Stéphane Rossini, André Fischer (Haute école de travail social et de la santé - EESP - Lausanne)
Catherine Lambelet, Christiane Fahrni (Haute école de santé ARC, Neuchâtel)
Le champ de la formation continue est peu investigué. On ne connaît quasiment rien des diversités, différences et/ou (in)égalités de situation, de pratique ou de traitement entre personnes et institutions, entre domaines de la santé et du travail social, entre hommes et femmes. On connaît mal les fondements qui sous-tendent l’organisation des cursus; les personnes qui y participent; les priorités opérées quant aux choix des types de formation; les modalités et conditions de participation (accès, financements, lien au travail, etc.); les attentes, objectifs et effets des formations suivies. D’où cette recherche, fondée sur une enquête réalisée auprès de 2’224 personnes en Suisse romande. Deux objectifs principaux sont visés. D’une part, décrire les conditions de formation continue des professionnel-le-s de la santé et du travail social; d’autre part, identifier et comprendre les éventuelles disparités de situation susceptibles d’exister entre femmes et hommes et entre domaines.
Répondre au dumping salarial par la grève ? Le cas de l’aéroport international de Genève (AIG)
Nicola Cianferoni
Ce working paper traite de l’action collective menée par les employés de l’aéroport international de Genève. Il a été présenté au 4e Congrès international des associations francophones de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB) le 22 avril 2011. Il est toutefois prévu qu'une version éditée paraîtra dans le no 12 de la revue Les Mondes du Travail.
Education, Welfare and the Labour Market: A Capability Perspective on Transition Policies in Switzerland
Stephan Dahmen et Emilie Rosenstein, Madrid (SASE)
Cette contribution propose une lecture critique du potentiel analytique de l'approche par les capacités dans l'étude des politiques de transition qui visent à renforcer l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté.
PERSONNELLE ET CONDITIONNELLE : L’individualisation de la protection sociale revue par l’approche par les capacités
Emilie Rosenstein et Jean-Michel Bonvin
"Transition entre formation et emploi: l'institutionnalisation de l'individualisation", Symposium REF, Louvain-la-Neuve, 12-13.09.2011
Ce papier analyse les récentes réformes en matière d'individualisation de la protection sociale à partir de l'approche par les capacités. L'objectif est d'identifier dans quelle mesure et à quelles conditions une politique sociale individualisée peut être mise au service du développement des capabilités de ses bénéficiaires.
L’expérience de la flexicurité en Suisse : réflexions autour du programme FORJAD
Jean-Michel Bonvin et Maël Dif-Pradalier
En Suisse, l’intégration professionnelle sur le marché du travail est avant tout déterminée par le niveau de flexibilité du travail suivant la perspective insider/outsider. Si le discours flexicuritaire à proprement parler n’est pas au cœur des réflexions politiques dans ce pays, il n’en reste pas moins que certaines des récentes réformes adoptées dans le domaine des politiques sociales s’inscrivent dans une perspective similaire. C’est notamment le cas du programme FORJAD (formation pour jeunes en difficulté) lancé par le canton de Vaud à l’automne 2006 et visant à permettre aux bénéficiaires de l'aide sociale âgés de 18 à 25 ans de pouvoir acquérir une formation professionnelle tout en se voyant attribuer un revenu suffisant pour vivre le temps de la formation. Malgré les succès avérés de ce programme, cet article montre en quoi le programme FORJAD s'inscrit dans une perspective de promotion de la flexicurité ainsi que les limites des évaluations officielles centrées sur les taux de reprise de formation ou de retour à l’emploi.
Développement de la sous-traitance et stratégies syndicales. Le cas de Gaz de Bordeaux
Maël Dif-Pradalier
Parmi l’ensemble des mutations qu’a connu Gaz de Bordeaux, premier distributeur gazier français autonome, l’une des plus significatives est son évolution vers une entreprise du faire faire, ce que les agents appellent « une entreprise de surveillants de chantier ». Comme le montre ce papier, le recours à la sous-traitance n’avait cependant pas que des mérites comptables et fiscaux pour ses promoteurs. Il produisait également un ensemble de différenciations qui démontraient qu’un même travail pouvait être accompli avec un statut social différent. En permettant à la direction de réduire les effectifs et d’externaliser les opérations les moins rentables financièrement et les plus coûteuses socialement, le recours à la sous-traitance interrogeait enfin directement les fondements mêmes de l’action syndicale dans l’entreprise et contribuait à faire de la qualité du travail un enjeu productif déterminant.