Mardi 7 juin 2011 de 12h15 à 14h15
Réflexivité et formation
Les formations bachelor en soins infirmiers et en travail social sont construites principalement sur une posture réflexive, c'est-à-dire qu'elle est sensée favoriser une réflexion constante dans et sur l'action contribuant à l'analyse critique et à l'autonomie, elle prépare à l'autorégulation et au changement, elle nécessite l'auto-apprentissage.
Si les étudiant-e-s ayant suivi l'école obligatoire, ayant fait une maturité ou suivi un parcours préparant à l'entrée dans les hautes écoles de santé et social, intègrent sans trop de difficultés ce système de formation, il est d'autres étudiant-e-s qui y rencontrent des obstacles à l'apprentissage. C'est le cas des étudiant-e-s d'Afrique subsaharienne qui viennent se former en Suisse romande après avoir suivi la majeure partie de leur scolarité dans leur pays d'origine.
Le passage d'une culture à une autre, d'un système de formation à un autre prive les étudiant-e-s de leurs repères habituels. Ce passage représente "une difficile mise à l'épreuve de leur identité faite de résistances, d'ambivalences et d'efforts pour construire de nouveaux repères" (Merhan & Baudoin, 2007). Pour ces étudiant-e-s, le stage représente une plus forte remise en question encore, les installant dans des "tensions conflictuelles même s'il s'effectue dans un contexte favorable à leur intégration". Or l'intégration des étudiant-e-s d'Afrique subsaharienne pendant leur formation n'est pas toujours favorable et peut être source de déstabilisation identitaire (Graber, Gakuba, Mégard Mutezintare, Zuercher & Dupuis, 2007).
Dans cette communication, nous mettrons en évidence les obstacles et les ressources rencontrés en formation par ces étudiant-e-s mais également par les enseignant-e-s et les praticiens formateurs et proposerons des pistes de réflexion basées sur l'interculturalisation de la formation.
Prochaine rencontre
mardi 12 juillet 2011 à 12h15 : Le pique-nique canadien de Planète recherche