Aller au contenu principal

La littérature comme espace d'engagement. Le cas des romans féministes en Afrique subsaharienne

11 décembre 2018
12:15 - 13:15
HETS&Sa | EESP, Salle B 011
Planète recherche

Plusieurs romans et une bande dessinée, œuvres d'écrivaines africaines, ont accompagné de façon intime une recherche doctorale menée au Burkina Faso, à l'interface entre les services sociaux de l'État et les femmes venant y chercher de l'aide. Tant les situations décrites dans ces œuvres (jeux de séduction, mariage, polygamie, maternité, parentalité, etc.) que les modalités d'écriture ont été des ressources interprétatives.

Ces créations narratives mettent en effet l'accent sur la vision du monde et sur les trajectoires d'émancipation des personnages féminins, à partir de leurs positions culturelles particulières, contribuant à une compréhension sensible des processus de négociation des identités.

Les modalités d'écriture y contribuent aussi, car le passage, peu après les indépendances, d'une position du silence et de la marginalité à celle de l'expression écrite a constitué pour ces romancières une remise en cause intrinsèque des valeurs patriarcales et nationalistes dominantes. Soulignant dans leurs romans les problèmes spécifiques des femmes africaines, elles se sont aussi retrouvées prises à partie par la critique féministe occidentale, sommées de choisir leur camp. L'étroitesse des marges de manœuvre dans laquelle se déploie l'écriture fait alors écho à celle des personnages.

La présentation s'appuie sur les romans suivants :

  • Bâ, M. (1979/2001). Une si longue lettre. Paris : Le serpent à plumes.
  • Sow Fall, A. (1979/2001). La grève des bàttu. Paris : Le serpent à plumes.
  • Ngozi Adichie, C. (2004). L'hibiscus pourpre. Paris : Gallimard.

Bande dessinée :

  • Abouet, M., & Oubrerie, C. (2005 à 2010). Aya de Yopougon (tomes 1 à 6). Paris : Gallimard.
Retour en haut