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Un désastre prolongé : renforcement des vulnérabilités, reproduction des fractures sociales et mise à mal des capacités locales d'adaptation sur la côte équatorienne après le séisme de 2016

18 février 2019
17:00 - 18:00
HETS&Sa | EESP, Salle B 011
Planète recherche

Le 16 avril 2016, un tremblement de terre de magnitude 7.8 a dévasté la côte équatorienne (en particulier les provinces de Manabí et Esmeraldas). Dans le processus de reconstruction qui a suivi, les communautés, en majorité afro-équatoriennes, ont fait face à un renforcement des fractures sociales et à une aggravation de vulnérabilités multiples qui existaient déjà auparavant.

Se basant sur une recherche ethnographique et sociologique réalisée entre 2016 et 2018 en Équateur, avec vues aériennes (par drones), cette conférence présentera les enjeux les plus importants générés par le processus de reconstruction et le "slow disaster" (Knowler, 2014) qui couve. S'appuyant sur la notion de "disaster capitalism" (Klein, 2005. 2007), Johannes M. Waldmüller discutera également de la reproduction sociale et communautaire dans un contexte géopolitique marqué par la marginalisation, la production de l'"informalité", les économies clandestines, la sécurisation, l'exploitation des écosystèmes par l'État et une augmentation croissante de l'exportation de crevettes et d'huile de palme, notamment vers la Suisse.

Références bibliographiques :

  • Klein, N. (2005). The rise of disaster capitalism. Nation, 280(17), 9-11
  • Klein, N. (2007). Shock Doctrine : The Rise of Disaster Capitalism. New York : Metropolitan Books / Henry Holt.
  • Knowler, S.G. (2014). Learning from Disaster ? The History of Technology and the Future of Disaster Research. Technology and Culture, 55(4), 773-784.

 

Johannes M. Waldmüller, est professeur-chercheur associé au sein de la faculté de droit et des sciences sociales de l'Université de Las Américas à Quito, ainsi que professeur invité et membre du Comité des études PhD de l'Université polytechnique nationale d'Équateur et de la FLACSO en Argentine.

Il est titulaire d'un doctorat en Anthropologie/Sociologie du développement de l'IHEID à Genève et d'un master en Philosophie interculturelle et en études internationales de l'Université de  Vienne. Il est également vice-président de Kompreno International, un collectif de recherche basé à Genève, Sao Paolo et Ouagadougou, dédié à la théorie et pratique de la gestion de  risques, à la durabilité urbaine, aux questions alimentaires et aux droits de l'homme.

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