Aller au contenu principal

Le développement de la cognition sociale des enfants atteints d'autisme: étude longitudinale et comparative (7062)

Etat
Terminée
Début / Fin
01.10.2005 - 30.06.2006
Domaine(s) d'expertise
Enfance, adolescence, jeunesse
Psychologie
Situations de handicaps, incapacités
Troubles neurocomportementaux et neurodéveloppementaux, autisme
Sources de financement
Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS), Instrument d'encouragement pour la recherche orientée vers la pratique des hautes écoles spécialisées et hautes écoles pédagogiques (DORE)
Responsable(s)
Thommen Coletti Evelyne (Haute école de travail social et de la santé | EESP | Lausanne)
Collaboration de
Lanners Romain
Le Foyer, Lausanne
Guidoux Anne
Recherche(s) associée(s)
Les trajectoires développementales des personnes atteintes de troubles envahissants du développement : analyse rétrospective (7055)

Description

L'autisme se caractérise par des déficits de l'acquisition du langage, des difficultés dans les interactions sociales réciproques et par la présence de rigidités comportementales et de stéréotypies. Parmi ces troubles, la question de la cognition sociale, vue comme l'ensemble des savoirs sur autrui (théorie de l'esprit, compréhension des émotions) est considérée aujourd'hui comme l'un des déficits central de l'autisme (Aussilloux, Baghdadli, Brun, 2004, Baron-Cohen, 1995 : Rogé, 2003). Il existe peu de données sur la trajectoire développementale des enfants atteints d'autisme. Les enquêtes comme les recherches longitudinales présentent leurs résultats en comparant des groupes et en présentant des corrélations sans jamais suivre les trajectoires des enfants pour dégager des types. Le terrain a besoin de données sur les trajectoires individuelles et sur ce qui les détermine.
De nombreux travaux argumentent en faveur d'une prise en charge éducative et pédagogique pour les enfants atteints d'autisme (Bodfisch, 2004 ; Howlin, 1998 ; Peeters, 1996). Elles augmentent les chances d'intégration et d'autonomie dans l'adaptation socioprofessionnelle des futurs adultes. D'autres types de prise en charge sont encore fréquents en Suisse comme en France : thérapie en centre thérapeutique de jour, suivi non spécialisé dans certains Instituts Médico-éducatifs (IME) (Autisme France, 2003). Dans ces deux dernières structures, les prises en charge sont plus variées, associant thérapie individuelle aux activités scolaires. Nous retrouverons ces données dans notre recherche actuelle qui procède à une analyse rétrospective du parcours de jeunes adultes (Thommen & Zbinden Sapin, 2005). Nous souhaitons mettre en relation les données rétrospectives avec les données longitudinales de ce projet.

Notre recherche a pour objectif d'étudier comment les compétences liées à la cognition sociale évoluent dans le cadre des structures d'accueil mentionnées. Les recherches classiques sur l'effet des prises en charge sur les symptômes de l'autisme portent généralement sur des interventions ciblées, mises au point pour la recherche et dont on mesure l'efficacité. L'originalité de notre approche est d'analyser les pratiques réelles dans les structures d'accueil en évaluant le développement des enfants sur une année et demie à propos de leurs compétences en cognition sociale. L'évolution de leur compréhension sera mise en relation avec les pratiques éducatives et thérapeutiques des structures d'accueil dont nous connaîtrons la tenue au travers d'observations et d'interview avec les intervenants.

Publication(s) liée(s)

Retour en haut