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La 5e révision AI, un enjeu de société

Les tensions sont vives dans un contexte de lutte de sauvegarde des acquis sociaux. Le 17 juin 2007 est soumis au vote du peuple la 5ème révision de l’AI dont il est question dans cet article de Stéphane Rossini.

La double démarche, prônée par la gauche, d’améliorer la prise en charge et l’efficacité du régime tout en procédant à son assainissement financier est, selon l’auteur, la meilleure manière d’éviter cette révision égoïste. Celle-ci fait suite à divers postulats du Parlement dont la réduction des dépenses en faveur de la solidarité mais aussi la discrimination simpliste et facile de la population bénéficiaire des prestations sociales. Les fossés continuent de se creuser et bien que la révision tente de redonner sens à l’intégration professionnelle, son « esprit » est inadmissible : elle prône une définition plus restrictive de l’invalidité en choisissant arbitrairement de réduire ses rentes de 20 pour cent, prétéritant par là même les victimes d’invalidité psychique.

Plusieurs raisons expliquent l’évolution du nombre de cas AI, dont la récession des années 1990, la transformation des modes de production et les pressions sur les travailleurs.

Cette révision représente un véritable frein à la solidarité. Au lieu de réduire les rentes, l’auteur rappelle l’importance d’imposer aux entreprises de collaborer alors qu’elles ont, jusqu’ici, échappé à toute contrainte.

Résumé : Sarah Kiani.

Auteur-e-s
Rossini Stéphane
Références

Rossini, S. (2007). La 5e révision AI, un enjeu de société. Pages romandes, 2, 25.

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