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Quand intégrer c'est (re)socialiser

Cet article est le fruit d’une observation menée dans cinq centres d’action sociale et de santé (CASS) de l’Hospice Général de Genève et quatre lieux de réinsertion : Réalise, entreprise de réinsertion proposant des activités telle que la remise en état de vêtement, les Fringantes, magasin de seconde main embauchant des femmes stagiaires uniquement, le Bilan Portfolio qui est un bilan de compétences et Arcade 84, atelier d’ergothérapie, de cuisine ou d’informatique pour des personnes souffrant ou ayant souffert de difficultés d’ordre psychique.

Les auteur-e-s de cette recherche tentent de comprendre comment ces nouveaux dispositifs d’insertion véhiculent des discours sur l’intégration et produisent des processus de sélection et d’étiquetage des publics. Ils mettent en avant la manière dont les discours s’incarnent dans les acteurs et se concrétisent dans la pratique en documentant les logiques sur lesquelles repose l’intégration des bénéficiaires.

Le travail d’intégration procède d’un processus de négociation mais également d’imposition. Les travailleur-euse-s sociales/aux, accomplissent leurs tâches sur un mode routinier, n’ayant pas forcément le temps nécessaire ni les connaissances approfondies en termes de nouvelles structures de réinsertion. Ils imposent ainsi aux bénéficiaires une image d’eux-mêmes à travers la valorisation de certaines activités et les contraignent fortement par leurs propositions. Le refus de telle ou telle activité par les bénéficiaires pourrait ainsi être interprété comme le refus d’une catégorisation.

Résumé : Sarah Kiani.

Auteur-e-s
Csupor Isabelle
Lambelet Alexandre
Ossipow Laurence
Références

Ossipow, L., Lambelet, A., & Csupor, I. (2008). Quand intégrer c'est (re)socialiser. In C. Conrad & L. Von Mandach (Eds.), Sur la corde raide : intégration et exclusion dans l'assistance sociale et la politique sociale (pp. 55-66). Zurich: Seismo.

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