Projets actuels

Développer et analyser les interventions

Le réseau LUDI « Play for Children with Disabilities »[1], est soutenu par le programme européen pour la recherche et l’innovation COST[2]. Il vise à réunir des spécialistes de la psychologie, de l’éducation, de l’ingénierie et de la santé afin de soutenir la coopération entre eux et placer le jeu des enfants ayant des incapacités au centre de leurs recherches. LUDI souhaite sensibiliser l’opinion sur l’importance du jeu pour le plaisir de jouer « play for the sake of play » [3] pour ces enfants, notamment par des conférences et des publications. Ces dernières rassemblent les connaissances sur les caractéristiques du jeu de différents groupes d’enfants et sur les meilleures méthodes pour évaluer et soutenir le jeu libre chez ces enfants.

[1] Réseau LUDI en ligne : ludi-network.eu.

[2] Programme européen COST en ligne : www.cost.eu.

[3] « Play for the sake of play » : jeu spontané dont le but n’est autre que de jouer, et selon la définition du jeu de Garwey (1990) : gamme d’activités auto-organisées et intrinsèquement motivées, procurant généralement du plaisir et de la joie: «Play is a range of voluntary, intrinsically motivated activities normally associated with recreational pleasure and enjoyment».

En Suisse, environ 3600 personnes souffrent de sarcoïdose. Il s’agit d’une maladie inflammatoire touchant différents organes et dont les causes exactes ne sont pas encore connues. De nombreux patient-e-s rapportent de la fatigue. Or, cette fatigue peut se chroniciser et exercer un impact négatif sur la qualité de vie et la santé mentale des patient-e-s et de leurs proches, et ce même après la disparition des signes d'activité de la maladie. Ce projet vise à mesurer l’impact des variables psychosociales (la perception et les croyances liées à la fatigue, l’acceptation et la régulation des émotions, les stratégies d’adaptation à la maladie et le soutien social fourni par le/la partenaire) sur la fatigue, la qualité de vie et la santé mentale des patient-e-s avec sarcoïdose. La méthode utilisée est longitudinale (trois temps de mesure à 6 mois d’intervalle), utilisant une approche mixte (données qualitatives et quantitatives) avec un protocole de recherche niché.

Du langage à la cognition et vice-versa : l'effet d'un entraînement pour des enfants avec TSL et TSA. Projet FNS 100014_159606 Hélène Delage, Pascal Zesiger, Evelyne Thommen, Stéphanie Durrleman

Cette recherche s'interroge sur les effets que peuvent produire deux types d’entrainement :

  1. un entraînement cognitif sur le développement du langage,
  2. un entraînement langagier sur la cognition.

Nous évaluerons deux groupes d'enfants qui présentent des troubles entraînant une dissociation entre les capacités grammaticales et cognitives. En premier lieu, les enfants avec un trouble spécifique du langage (TSL) présentent des difficultés sélectives de la grammaire avec  un QI non verbal normal (Leonard, 1998). A l’opposé, les enfants avec un trouble du spectre autistique (TSA) présentent des difficultés cognitives, particulièrement en théorie de l'esprit, coïncidant avec une forte hétérogénéité dans les compétences linguistiques, y compris en grammaire (Kjelgaard & Tager-Flusberg, 2001; Roberts et al, 2004).

Trois groupes d'enfants seront suivis longitudinalement : des enfants au développement typique, des enfants avec un TSA et des enfants avec un TSL. Les entraînements proposés aux enfants seront axés sur la mémoire de travail en ce qui concerne la cognition et sur des énoncés complexes avec des phrases enchâssées en ce qui concerne l'entraînement langagier. Les évaluations initiales et finales porteront sur la théorie de l'esprit et sur les capacités syntaxiques. Plus précisément, une partie des enfants de chaque groupe suivra l'intervention cognitive sur la mémoire de travail avec des évaluations sur les compétences syntaxiques et l’autre partie des enfants suivra l'entraînement langagier avec des évaluations sur la théorie de l'esprit.

Développer de nouveaux champs professionnels

Groupe de travail mandaté par l’ASE pour développer les interventions ergothérapeutiques en milieu scolaire et soutenir l’inclusion des enfants en situation de handicap dans l’école régulière (SRA)